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changementizo/ulk-cabane#35

Une image par arcane

Les soixante-treize lames portaient dix images. Quatorze Gardiens montraient la même. Chacune a désormais la sienne, et un oracle interdit qu'on retombe dans la répétition.

Une image qui se répète cesse d'informer. Le jeu rangeait les arcanes en dix ateliers et donnait à chaque atelier son emblème : c'était juste pour lire le rangement, mais sur la page qui aligne les soixante-treize lames, quatorze Gardiens portaient la même porte et treize Juges la même balance. L'œil apprenait à ne plus regarder.

Chaque arcane a maintenant son image, choisie pour ce qu'elle fait : une fiole pour la calibreuse qui teste, une bouée pour le funambule qui court de bout en bout, un sparadrap pour la raccommodeuse qui répare la documentation. Le choix est écrit à la main, dans data/illustrations.json — apparier un dessin à un métier est une décision de rédaction, qu'aucune donnée du framework ne porte à notre place.

Le dessin distingue, la couleur regroupe. L'image appartient à l'arcane ; l'encre reste celle de son atelier. C'est ce qui permet de reconnaître un tirage sans le lire : cinq lames vertes disent qu'on cultive, cinq rouges qu'on garde.

L'oracle qui tient le fichier ne vérifie pas seulement que chaque arcane a une image — il vérifie surtout que deux arcanes n'en partagent jamais une. C'est l'invariant qui compte : sans lui, le fichier pourrait retomber en silence sur le défaut qu'il corrige. Ses cinq règles ont été éprouvées en les cassant une à une, pour voir chacune rougir pour sa propre raison.